Le lapin chasseur de ma grand-mère : la recette d’antan

Cocotte en fonte de lapin chasseur façon grand-mère avec sauce aux champignons et lardons

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Points clés à retenir

  • Faire dorer le lapin à feu vif avant de mijoter, c’est la clé de la texture
  • Cuisson douce en cocotte entre 1h et 1h15 pour une viande moelleuse
  • Le vin blanc sec donne une sauce plus légère que le vin rouge
  • Ajouter foie et rognons écrasés en fin de cuisson pour épaissir la sauce
  • Saler seulement en fin de cuisson à cause du sel des lardons

La recette de lapin chasseur façon grand-mère, comme dans mon enfance en Gascogne

La recette de lapin chasseur façon grand-mère fait partie de ces plats qui ramènent instantanément à une table de famille, avec la cocotte qui mijote et la maison qui embaume. Chez nous, en Gascogne, on ne fait pas les choses à moitié, et ce plat en est la preuve : peu d’ingrédients, mais chacun compte.

Ce que j’ai retenu de mes années en hôtellerie, c’est que les meilleures recettes ne sont jamais les plus compliquées. Elles demandent simplement du temps et un peu d’attention aux détails. Le lapin chasseur en fait clairement partie.

Lapin chasseur : les clés de la recette : Faire dorer à feu vif, Mijoter 1h à 1h15, Choisir le vin blanc sec, Foie et rognons écrasés, Saler en fin de cuisson

Le lapin chasseur veut une marinade au vin et une cuisson douce pour rester tendre. Il appartient à ces découvertes gourmandes qu’on ne trouve plus qu’en cuisine familiale.

Les ingrédients pour un lapin chasseur réussi

Pour 4 à 6 personnes, il faut compter un lapin fermier entier découpé d’environ 1,5 kg, avec si possible le foie et les rognons pour enrichir la sauce. La qualité de la bête change tout : je conseille toujours un lapin élevé en plein air plutôt qu’un lapin industriel, plus fade et plus sec à la cuisson.

Les lardons fumés ou nature, les champignons de Paris, les oignons ou échalotes et l’ail forment la base aromatique. On y ajoute des carottes coupées en rondelles, un bouquet garni et un peu de farine pour lier la sauce.

Vin blanc ou vin rouge ?

C’est la question qu’on me pose le plus souvent. Le vin blanc sec donne une sauce plus légère et plus classique, tandis que le vin rouge apporte du corps et une couleur plus soutenue. J’ai testé, j’ai gardé le vin blanc pour ma table d’hôtes : il respecte mieux le goût délicat de la viande.

IngrédientQuantité (4-6 pers.)
Lapin fermier découpé1,5 kg environ
Lardons150 à 200 g
Champignons de Paris200 g
Oignons ou échalotes2
Vin blanc sec25 à 50 cl
Carottes2
Ail2 à 3 gousses

La préparation, étape par étape

La première étape est celle qui fait toute la différence : faire dorer les morceaux de lapin dans un peu de beurre ou d’huile, à feu vif, jusqu’à ce qu’ils soient bien colorés de tous côtés. On n’a qu’une chance de faire une première impression, et c’est vrai aussi pour une viande dans une cocotte.

On réserve la viande, puis on fait revenir les lardons, les oignons et l’ail dans la même cocotte, pour récupérer tous les sucs. On ajoute ensuite les carottes et une pincée de farine pour amorcer la liaison de la sauce.

La cuisson en cocotte

On remet le lapin dans la cocotte, on mouille avec le vin blanc et un peu d’eau ou de bouillon, on ajoute le bouquet garni, et on laisse mijoter à couvert entre 1 heure et 1 h 15, à feu doux. Les champignons rejoignent la cocotte environ 20 minutes avant la fin, pour ne pas se défaire.

Le détail qui change tout : ne salez qu’en fin de cuisson, une fois la sauce réduite. Les lardons libèrent déjà beaucoup de sel pendant la cuisson.

Pour visualiser les gestes de la découpe et du saisi du lapin, cette vidéo de Cuisine du monde détaille bien la technique.

Les astuces de grand-mère pour une sauce onctueuse

La sauce est l’âme de ce plat. Si elle reste trop liquide en fin de cuisson, on retire le lapin et on la fait réduire quelques minutes à feu vif, à découvert. À l’inverse, si elle épaissit trop, un peu de bouillon chaud suffit à la détendre.

Certaines grands-mères ajoutent une cuillère de crème fraîche ou de moutarde en toute fin de cuisson, hors du feu, pour arrondir l’acidité du vin. C’est simple, mais ça demande d’y penser au bon moment, sinon la sauce tranche.

Foie et rognons, l’option qu’on oublie trop souvent

Si votre lapin est vendu avec son foie et ses rognons, ne les jetez surtout pas. Écrasés et mélangés à la fin dans la sauce, ils lui donnent une texture veloutée et un goût plus profond, typique des recettes anciennes. C’est la bonne adresse que je recommande à tous mes hôtes curieux de retrouver ce goût d’autrefois.

Que servir avec un lapin chasseur ?

Traditionnellement, on accompagne ce plat de pommes de terre vapeur ou d’une purée maison, qui absorbent la sauce sans la masquer. Des tagliatelles fraîches fonctionnent aussi très bien, surtout si la sauce est généreuse.

Côté vin, je sers le même vin blanc sec que celui utilisé en cuisine, ou un rouge léger du Sud-Ouest si vous avez opté pour la version au vin rouge. C’est un accord simple, mais qui fonctionne à tous les coups.

Questions fréquentes

Recette lapin cocotte grand-mère Marmiton ?

La cuisson en cocotte reste la méthode privilégiée par les recettes de grand-mère, car elle permet une cuisson douce et homogène. Le couvercle garde l’humidité et évite que la viande ne se dessèche, contrairement à une cuisson au four à découvert.

Recette lapin moelleux en cocotte ?

Pour un lapin bien moelleux, la cuisson doit rester douce et suffisamment longue, jamais à gros bouillons. Un feu trop vif raidit la chair du lapin, qui est une viande maigre et donc plus sensible au dessèchement que le poulet.

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